
Une porte ouverte en prison
Au Rwanda, toute personne qui veut diriger une église, célébrer des cultes ou évangéliser doit désormais obtenir une autorisation du gouvernement (nous vous en parlions ici). L'église concernée disposait pourtant d'une autorisation, mais uniquement verbale, après accord avec les autorités locales.
Une plainte contre ce culte a toutefois été déposée par une personne anonyme. Lorsque la police est arrivée, les organisateurs n'ont pas pu présenter d'autorisation écrite. Le pasteur responsable et notre partenaire ont donc été emprisonnés.
Notre partenaire a passé quatre semaines en prison, sans savoir combien de temps il serait détenu. Bien qu'il ne fût pas vraiment enthousiasmé par son nouveau lieu de séjour, il a très vite adopté une attitude remarquable : dès le premier jour, il a été capable de voir sa situation comme une opportunité de partager l'Évangile avec ses codétenus. Beaucoup d'entre eux se sont ensuite convertis au Christ.
Bien sûr, la femme de notre partenaire s'est fait beaucoup de souci pendant son incarcération, d'autant plus que personne ne savait quand il serait libéré. Mais avec le recul, tous deux y voient aussi du positif. « Nous essayions depuis longtemps de commencer un travail dans la prison, mais nous n'étions pas autorisés à y entrer. Dieu m'a donc ouvert une porte grâce à cette incarcération. »
Aujourd'hui, plusieurs mois après sa libération, notre partenaire est toujours en contact avec les détenus et leur rend régulièrement visite. C'est ainsi que, d'une manière plutôt inhabituelle, un précieux travail d'évangélisation a pu voir le jour dans cet établissement pénitentiaire.



