16. Décembre 2025

Des cœurs ouverts en pays fermés

INDE BHOUTAN NEPAL
Les chrétiens d'Inde, du Bhoutan et du Népal connaissent bien les intimidations et les restrictions. En dépit des persécutions, ils brûlent d'amour pour Jésus et transmettent à d'autres le feu de leur foi.

Dans le nord de l'Inde et dans l'Himalaya, les chrétiens constituent une minorité. Certains d'entre eux luttent au quotidien contre les adversités liées à la persécution. Si l'on en croit le Premier ministre indien actuel, l'Inde doit devenir une nation hindoue. Le gouvernement actuel est en train de transformer durablement la société indienne. La liberté de religion est en effet dans le collimateur : l'objectif assumé du chef du parti est de ne plus avoir de chrétiens dans le pays à l'avenir.

Outre les sanctions étatiques, les agressions commises par la famille, l'entourage, la police ou certains groupes radicaux peuvent prendre des formes très diverses : violences, torture, viol, expulsion et meurtre. Nous observons une situation tout aussi tendue au Bhoutan et, dans une certaine mesure, au Népal. Il est difficile pour les chrétiens de partager leur foi et de la vivre ouvertement.

Des formations pour les persécutés
Malgré ces restrictions, les chrétiens locaux ont envie de grandir dans leur foi et de la partager avec d'autres croyants. Nous organisons donc des formations avec nos partenaires locaux. Les participants viennent de régions reculées de l'Himalaya et de différentes classes sociales. ACP aide à couvrir les frais de voyage et de restauration des participants aux moyens financiers limités. Cet automne, 200 croyants d'Inde, du Népal et du Bhoutan ont ainsi pu être formés au discipulat et à l'évangélisation.

Guérisons et encouragement
Au cours des formations, les participants reçoivent un enseignement biblique et sont formés et fortifiés dans leur identité d'enfants bien-aimés de Dieu. Cela les libère et permet une guérison intérieure. Notre collaboratrice sur place témoigne : « Il y a eu tellement de guérisons au cours des premiers jours, qui portaient sur des thèmes fondamentaux tels que la filiation et l'écoute de la voix de Dieu. Ces chrétiens ne vivent plus comme des orphelins, mais comme des enfants du Père céleste. » Les participants au séminaire ont également appris à transmettre efficacement l'Évangile. Le Saint-Esprit a touché les participants et beaucoup ont répondu à l'appel à être des témoins de Jésus. Malgré la persécution qu'ils vivent dans leur propre pays, ils partagent l'Évangile avec leurs familles, leurs voisins et leurs collègues. Ce faisant, ils voient la puissance de Dieu guérir les malades, amener des gens à connaître Jésus et implanter de nouvelles églises.

Trouver sa vocation
Amar* a grandi dans un contexte où les chrétiens sont fortement persécutés. Il a vu ses parents, qui étaient pasteurs, souffrir de cette situation ; il s'est donc tenu à l'écart de Jésus. Mais il a ensuite reçu une invitation à participer à notre formation. « En fait, je ne voulais pas y aller, mais sans pouvoir m'expliquer pourquoi, j'y suis allé quand même. » Amar a fortement ressenti l'amour et la présence de Dieu lors des événements. « Le troisième jour, j'ai entendu Jésus dans mon cœur me demander de le suivre pleinement. Ce soir-là, je lui ai tout donné. » Dieu l'a libéré de ses fardeaux et de ses addictions.

Quand il a raconté à l'église de sa ville natale que Jésus l'avait libéré de son addiction à l'alcool, on lui a demandé d'en parler aux jeunes. Le soir même, certains d'entre eux ont décidé de suivre Jésus.

Un autre jeune homme, Ray*, fuyait lui aussi sa vocation. Au début de la formation, il avait l'esprit fermé, avant de rencontrer Jésus d'une manière toute particulière. Il a développé un amour pour sa région natale, où presque personne ne connaît Jésus et où règne la persécution. Ces chrétiens récoltent les fruits dans leur propre pays. Ils connaissent la puissance de Jésus, qui est plus forte que la persécution et la souffrance.

*Noms modifiés