16. Juin 2026

Privés de réseaux

CHINE
Le gouvernement communiste chinois a publié 18 articles destinés à réglementer les activités religieuses sur Internet. Leur contenu interdit et criminalise les activités en ligne des chrétiens.

Les prédications, les moments de prière, les cours de formation de disciples, les activités pour enfants et les écoles bibliques sur Internet sont illégaux en Chine. Les pasteurs ne sont plus autorisés à se présenter en ligne comme des autorités spirituelles et les appels aux dons sont interdits. Les contacts en ligne avec des Églises ou des missionnaires étrangers sont également proscrits. L'État définit lui-même ce qu'il considère comme « extrémiste » ou « sectaire », ce qui lui permet de criminaliser arbitrairement l'enseignement biblique.

L'État, la mesure de toutes choses
Les groupes de prière en ligne sont considérés comme activité religieuse et sont interdits, tout comme les chatbots chrétiens, les réponses bibliques automatisées, les versets bibliques anonymes, les témoignages ou les messages spirituels. Les groupes WeChat ou d'autres réseaux de chat similaires ne doivent pas être utilisés pour diffuser du contenu chrétien. Les cultes, les baptêmes, les temps de prière, les invitations à l'évangélisation ainsi que les contenus bibliques destinés aux enfants sont totalement interdits en ligne. Tous les contenus religieux doivent être préalablement approuvés par l'État. Dans la pratique, les autorisations pour les Églises libres ne sont pratiquement jamais accordées.

Interruption, blocage et isolement
Les conséquences sont graves : les cultes numériques disparaissent, les églises de maison sont isolées, la vie de disciple est massivement restreinte. Le leadership spirituel est invisibilisé, les églises perdent leur stabilité financière et les partenariats internationaux sont rompus. L'évangélisation numérique est interdite. La communauté s'en trouve délibérément affaiblie, en particulier dans les régions où les chrétiens sont déjà persécutés. Les églises non physiques perdent de facto toute possibilité de se réunir et la transmission de la foi à la génération suivante est bloquée. En cas d'infraction, les contrevenants s'exposent à la suppression de leurs comptes, à des amendes, à une interdiction d'exercer leur profession, à la fermeture de leurs églises et à des poursuites pénales.

C'est à Dieu que revient le dernier mot
Au cours de son histoire, l'Église en Chine a déjà connu à plusieurs reprises une répression massive. Pourtant, le christianisme n'a pas disparu, mais s'est développé malgré (ou précisément à cause de) la pression. L'Église survivra à cette nouvelle vague de persécution et ne se taira pas. Sous l'influence du Saint-Esprit, elle trouvera de nouveaux moyens d'échapper à la surveillance, de vivre sa foi et de la transmettre.